
L'École Supérieure du Digital
Publié le 23 déc. 2025
Mastère Vidéo à l’esd Paris : former les futurs professionnels de la création vidéo
À l’heure où la vidéo s’impose comme le format de communication le plus puissant sur les réseaux sociaux, les plateformes digitales et les supports de marque, se former aux nouveaux usages de l’audiovisuel est devenu un enjeu stratégique.
À l’École Supérieure du Digital (esd), la filière vidéo s’appuie sur une pédagogie professionnalisante, ancrée dans la réalité du terrain et portée par des experts en activité.
Parmi eux, Mikael Chevallier, réalisateur et référent du Mastère Vidéo et Digital Contents à l’esd Paris, partage sa vision du métier, de la formation et des évolutions majeures du secteur. Rencontre.
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer quel a été votre parcours ?
Je suis Mikael Chevallier, réalisateur et directeur de la photographie principalement dans le domaine de la pub web et corporate.
À côté de ça, je suis le référent du Mastère Vidéo et Digital Contents à l’ESD Paris et j’interviens aussi à l’ESP Paris du B1Communication et Publicité au M1 Direction Artistique.
Pour ce qui est de mon parcours, j’ai une formation universitaire. J’ai fait un Master en Cinéma. Très théorique, pas du tout de pratique.
Pour apprendre tout ce qui est technique, je me suis formé directement sur le terrain. J’ai commencé mon apprentissage de la lumière en tant que régisseur plateau et lumière dans un théâtre et puis je suis allé directement au contact de nombreux professionnels sur des tournages pour apprendre à manipuler une caméra, la lumière, le son, et puis je me suis mis au montage en autodidacte, les tutos YouTube étaient beaucoup moins répandus il y a quasiment 20 ans. C'est un peu l'école à la dure mais c’est ce qui a fait que je suis là aujourd’hui.
J'ai commencé mon activité en vidéo il y a plus de 15 ans (18 pour être exact mais chut), principalement par de la captation de spectacle vivant (concert, danse, théâtre), et au fur et à mesure j'ai été amené à réaliser de la publicité aussi bien télé que web pour m'orienter véritablement il y a une douzaine d'années sur le web essentiellement donc réseaux sociaux, pub internet, etc.
Et s’il faut name dropper des gros clients que j'ai pu avoir à travers le temps, j’ai travaillé avec : Dior, la Philharmonie de Paris, la MGEN, Accord Hotel, le PSG, le Crédit Agricole, l’AGIRC ARRCO, DELL, BPI France, AMG, Make Up For Ever, Moët Hennessy, et d’autres que j’oublie ou pour qui je suis malheureusement sous NDA donc je ne peux pas les citer.
Pourquoi avoir choisi de transmettre à l’ESD Paris ?
Ça fait 8 ans que je donne des cours à l’ESD et ce que j'ai trouvé intéressant dans la proposition pédagogique de l’école c’est l'approche et la liberté qu'on m'a données pour transmettre.
On ne m’a pas mis un cadre rigide dans lequel il fallait absolument rentrer. On m’a laissé proposer une manière d’aborder la vidéo : la façon dont j’aurais aimé qu’on me l’apprenne à mon époque.
Travailler par l'exemple est plus parlant, et pour moi, se tromper c'est la meilleure façon d'avancer. Parce qu'on sait qu'on ne va pas répéter les mêmes erreurs et c'est justement ça qui m'a plu dans le projet ESD, c'est de permettre aux étudiants de faire des expériences et de créer, de travailler, de se tromper, d’apprendre à rebondir et d'approfondir les sujets et les thèmes qui leur tiennent à cœur.
Et c'est ce que je dis à tout le monde en introduction de chacun de mes cours, que ce soient des Bachelors ou des Mastères : « vous êtes là pour apprendre, et apprendre c'est se tromper donc allez-y levez la main, testez, trompez-vous, répétez, travaillez et plus vous allez reproduire ce schéma d'apprentissage plus vous allez évoluer rapidement et devenir de vrais professionnels ».
Ce que je leur dis là ce n’est pas vrai que pour la vidéo, c'est vrai pour tous les métiers !
Et qu'on m'autorise à dire ça, que les étudiants se donnent l’opportunité de faire des erreurs, et surtout comprennent que c'est un des meilleurs moyens d'apprentissage, pour moi il n’y a pas meilleure école et meilleure pédagogie.
Aujourd’hui, qu’est-ce qui a le plus changé dans la vidéo (formats, plateformes, IA, attentes des marques) et ce que ça implique pour former des étudiants ?
Ce qui a changé aujourd'hui par rapport à mes débuts, c'est la façon de communiquer, l'immédiateté de la diffusion, la puissance des réseaux sociaux pour véhiculer un message, la viralité de certains contenus.
Bien entendu, dans les dernières grandes révolutions, parce que ce n’est pas qu’une évolution, il y a l’IA.
Elle est arrivée entre les mains du grand public, il y a quelques années et ça rebat les cartes parce que tout le monde avait déjà la possibilité de faire de la vidéo avec la caméra de son téléphone, mais maintenant même sans cet appareil on est capable de générer des images réalistes proches de ce que pourraient faire certaines boîtes de production audiovisuelle.
Bien entendu, pour maîtriser ces nouveaux outils, il faut connaître les codes du storytelling, l'écriture scénaristique, savoir embarquer le public dans une histoire, développer un récit cohérent, savoir éclairer une scène, prendre un son le plus clean possible (on fait de l'audiovisuel c'est pas pour rien que audio est avant visuel), sans oublier le montage qui met en valeur toutes les notions que je viens de citer avant afin d’obtenir un rendu cohérent, dynamique, afin de restituer un récit clair et efficace.
Je vais faire une analogie. L’IA c’est comme un tournevis. Les notions que j’ai citées avant ce sont des vis. Si vous n’avez pas les vis pour monter un meuble, votre tournevis, même si c’est le meilleur au monde, ne sert à rien.
Comment vous décririez la filière vidéo de l’ESD Paris en une phrase : sa promesse ?
La filière vidéo de l'ESD, c'est une formation qui va permettre d'appréhender, de comprendre et de travailler dans un domaine qui demande de plus en plus de talents parce que la vidéo est le moyen le plus utilisé pour communiquer aujourd'hui, tous médias confondus.
Concrètement, comment formez-vous et accompagnez-vous les étudiants : à quoi ressemblent les cours & workshops (rythme, exercices, tournages, post-prod) ?
La formation vidéo à l’ESD va embrasser toutes les notions essentielles pour raconter une histoire. Et on va voir ça à travers l'écriture de scénarios, le storytelling, toute la phase de préproduction où on va créer les budgets, gérer le dépouillement, le découpage technique, avant de passer à des matières comme la prise de vue, la prise de son, la maîtrise de la lumière, la prise en main de différents types de caméras, puis le traitement de toutes ces données sur des logiciels de montage, des logiciels de mixage, d'étalonnage, de 3D.
Sans oublier qu’à cela va s’ajouter un volet plus stratégique pour savoir exactement quoi diffuser sur quelle plateforme avec des études de tendance, une veille des technologies et des moyens de communication sur les réseaux.
Pour ça il y a un rythme, l'alternance, un jour à l'école quatre jours en entreprise, et à peu près une fois toutes les 6 semaines il y a un workshop qui va permettre aux étudiants de développer une compétence ou de travailler avec un logiciel particulier.
Par exemple, on a une semaine podcast où les étudiants vont apprendre à créer des contenus audios que ce soient des émissions, des pubs, ou de la fiction.
Ils vont avoir une semaine 3D où ils vont apprendre à utiliser Unreal Engine.
Une semaine qui va les plonger dans de la création de snack content. Etc.
Et on essaye, aussi souvent que possible, d'avoir de vrais clients, qui viennent avec des vraies demandes, avec des besoins spécifiques. Cela permet aux étudiants de se mettre dans une posture professionnelle afin de répondre au mieux aux attentes d’un client.
Dans la liste des clients qu'on a pu avoir, il y a Warner Music France, La Ligue de Protection des Oiseaux et dernièrement le Festival du Livre de Paris qui est le client du projet de fin d'études de la promo des M2 Vidéo 2025/2026.
Quels sont les apprentissages « socle » incontournables : technique, narration, sound design, gestion de projet… ?
La base de la base, ce qui est le plus important dans la formation : identifier le public auquel on s'adresse pour pouvoir lui raconter une histoire qui va l'embarquer, être capable de conceptualiser et mettre en place tous les moyens nécessaires à la réalisation d’un projet.
Aujourd'hui, ce sont ces bases qui permettent véritablement de se démarquer parce que tout le monde à accès a du matériel de qualité professionnelle ou quasi professionnelle, à des logiciels gratuits ou peu chers, à des tutos de postproduction sur les réseaux sociaux, mais ce qui est négligé la plupart du temps c'est justement toute cette gestion, cette pré-production, toute cette anticipation qui peut rendre un projet idyllique ou infernal.
Et ça tombe bien parce que c'est ce qu'on apprend à nos étudiants à l’ESD.
Quels types de projets/livrables les étudiants produisent réellement (showreel, formats snack content, court-métrage, motion…) ?
Les étudiants sont formés, à travers les cours et les workshops, à produire des formats courts (snack), de la publicité web (fiction ou pas), des formats longs (de type interview ou reportage), des after movie. etc.
On les initie à tous les formats qui sont aujourd'hui utilisés pour communiquer sur les plateformes.
Comment les mettez-vous en conditions pro : briefs réels, contraintes, délais, pitch, itérations ? et est ce que ça fait la différence pour les recruteurs ?
Les étudiants sont confrontés à des cas concrets aussi souvent que possible. Avec des vrais clients sur des sujets spécifiques, à travers des situations que nous, intervenants et professionnels, avons rencontré dans notre parcours pro.
Tous les intervenants que les étudiants ont en face d'eux sont des professionnels avec au minimum une dizaine d'années d'ancienneté dans leurs branches.
Je demande aux intervenants de les mettre face à des situations qu’ils ont pu rencontrer en prestation afin que les étudiants soient habitués aux aléas et aux contraintes de la vidéo professionnelle, aux demandes et aux attentes des clients.
On va aussi leur fournir des briefs plus ou moins détaillés, ce que n'importe quel client ferait en nous contactant.
Et on fait en sorte que les étudiants se posent les bonnes questions, qu’ils aient les bons réflexes, qu'ils comprennent les besoins et les attentes client. On les forme tout simplement à devenir de bons techniciens et de bons communicants. À devenir de vrais professionnels.
Avec une pédagogie basée sur la pratique, l’expérimentation et l’immersion professionnelle, le Mastère Vidéo et Digital Contents de l’ESD Paris forme des profils capables de répondre aux enjeux actuels de la communication digitale.
Encadrés par des experts comme Mikael Chevallier, les étudiants développent bien plus que des compétences techniques : ils apprennent à penser, produire et diffuser des contenus vidéo à fort impact, en phase avec les évolutions du marché.
Découvrir le Mastère Vidéo !
Vous souhaitez vous orienter vers les métiers de la création et de la production vidéo ? Le Mastère Vidéo et Digital Contents de l’ESD vous forme aux compétences techniques, créatives et stratégiques attendues par les professionnels du secteur.
